Bitch* : sur Latex de Margaux Guyon - une lecture critique d'Arnaud
Un premier roman, dit comme ça, c'est à la fois prometteur, pour le côté "vierge" de l'auteur , mais aussi usant, car des premiers romans, rien qu'en France à chaque rentrée, il doit y en avoir un bon nombre de 200 ou 300. 

Et dans la catégorie des premiers romans il y a des sous catégories (elles-mêmes dues à l'existence d'anciens premiers romans qui ont donné le nom à ces catégories)
Dans le cas de LATEX positionnons pour l'instant cette première oeuvre dans la catégorie "Hell/ Lolita Pille" car en France, il faut que tout soit rangé et étiquetté, ça rassure.
L'histoire est somme toute simple: Margaux en terminale, s'adonne aux principales occupations des lycéens: boire, sortir, draguer, coucher, fumer, abuser, bref tout ce qui fait le quotidien des générations futures qui n'auront pas de retraites et dont le comportement permet aux magazines de sociétés de télévision d'alerter les parents sur les déviances de cette génération (je le sais je l'ai vu un soir à l'hôtel, le tout filmé en caméra cachée)
Jusque là tout est normal, presque trop finalement, car Margaux est somme toute assez brillante à l'école et se débat dans une famille, comme n'importe quelle famille, déséquilbrée, entre une mère démissionnaire, un père absent et une sœur frappée de mysticisme et d’acné juvénile (cette dernière phrase a été piquée sur le site de Plon, merci à eux)
Le train-train de la vie va se muter en TGV-TGV quand Margaux va accepter, comme ça, sans réfléchir, au détour d'une phrase, de coucher avec des types, oui, mais contre de l'argent, en pensant que même si elle devient le mot qu'on a tous envie de dire ou lire ici, cela ne changera en rien son intégrité mentale, morale ou physique.
Pour savoir si c'est le cas, rendez-vous le 18 août 2011 en librairie, avec ce livre d'une teneur finalement bien plus classique (dans l'écriture en tout cas) qu'il n'y paraît et bien plus attachant que ne le laisse entrevoir le résumé, car si l'on s'arrête à l'impression de "déjà-vu" on passe à côté de quelque chose de prometteur pour de vrai!
Signé Arnaud
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* Titre de Meredith Brooks
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