Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
SERENDIPITY

Perle d'outre-tombe : sur Les Revenants de Laura Kassischke - une lecture critique de Gaëlig

20 Octobre 2011, 18:32pm

Publié par Seren Dipity

Les Revenants, le dernier roman de l’américaine Laura Kasischke, est à nouveau une petite perle. Très précieuse.

On ne peut pas faire autrement que se retrouver happé par cet univers à la fois hyper-réaliste et très mystérieux. Laura-Kasischke-Les-revenants1-199x300.jpg

En effet, comme dans ses précédents romans (En un Monde Parfait, A Moi pour Toujours…), l’auteur mélange les genres avec brio, et oppose ouvertement la société telle qu’elle est aujourd’hui, dans les sentiments principalement, et le roman noir voire fantastique.

C’est à partir d’un accident (scène de prologue complètement envoûtante) et autour du travail d’une prof sur la mort et les mythes qui l’entoure que le roman va se façonner. Le tout dans le monde « parfait»  de l’université américaine où l’apparence est tout ce qui compte.

Ces sororités, ces filles riches et superbes, officiellement vierges mais aguicheuses, ces jeunes garçons soit sages et bosseurs, soit drogués, ces relations élèves-profs…

Loin d’en raconter le pitch (Les éditions Christian Bourgois ne l’ont pas fait non plus sur la 4ème ) car ce serait trop compliqué et de peur de révéler trop de choses, je peux avec certitude vous dire que Les Revenants est un roman très riche, pourvu d’une langue somptueuse, qui nous donne à la fois le plaisir d’un roman sentimental subtil et celui d’un roman noir peu rassurant. Mais détrompez-vous et n’attendez surtout pas de réponse à l’intrigue qui se met en place. Ce serait trop facile!… Car une chose est sûre, Laura Kasischke joue des clichés pour mieux les renverser.

Je vous laisse tout de même lire cette critique Télérama qui va un peu plus loin dans l’analyse.

Et si c’est du poche que vous recherchez, cela tombe bien puisque En Un Monde Parfait, son précédent roman publié l’an dernier vient de sortir en poche! Voici la critique que j’en avait fait, ici ouici.

 

Signé Gaélig.

Commenter cet article