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SERENDIPITY

Loose ends* : La Grâce des brigands de Véronique Ovaldé - une lecture critique de Gaëlig

13 Septembre 2013, 08:48am

Publié par Seren Dipity

Avec Des vies d’oiseaux, Ce que je sais de Vera Candida, Et mon cœur transparent, Véronique Ovaldé nous a prouvé son talent de conteuse et d'écrivain.

C'est à nouveau le cas ici, avec La Grâce des brigands, un roman doté d’une force romanesque indéniable, accompagné d'une touche fantaisiste propre à l’auteur.

Véronique Ovaldé nous enchante donc une fois encore en nous contant la vie passionnante et surprenante de Maria Christina Väatonen.

Originaire de Laperouse, bourgade perdue au fin fond du Grand Nord Canadien, Maria Christina s'est exilée à Los Angeles dans les années 70, quand elle n'était encore qu'une très jeune femme, aspirant à être écrivain.

Au début du livre, nous découvrons une belle femme a priori riche et peut-être alcoolique, et bel et bien devenue écrivain. Puis, le téléphone sonne et le passé la rattrape : sa mère qu'elle n'a pas vu depuis son départ de la maison des années auparavant, la somme de rentrer.

Son enfance sombre et étrange, son arrivée mouvementée à Los Angeles, ses drôles de rencontres, la sortie de son livre quasi-autobiographique et le succès qui suit, le narrateur nous raconte tout de cette vie passionnante, de cette femme mystérieuse. On est happé dans un univers à la fois réaliste et onirique. Pour notre plus grand plaisir!

Vient de sortir en poche :

Des vies d'oiseaux, son précédent roman où quelque part en Amérique du Sud, une riche famille se délite quand l'adolescente fugue... Un très bon roman, où les relations mères-filles sont à nouveau au centre de l'histoire, et où les croyances idéalistes sont mises à mal... Bref, la magie de Véronique Ovaldé opère encore une fois!

Signé Gaëlig

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Marie-Cristina Vatonen, jeune écrivaine, a fui sa famille. Nous sommes dans les années 70 à Los Angeles où sexe, drogue et alcool règnent.

La jeune femme a connu le succès avec un texte autobiographique. Depuis elle est la secrétaire de Claramunt, écrivain célèbre sur le déclin. Cette vie s'écoule sans réelle satisfaction. Mais un jour, elle reçoit un appel de sa mère qui réclame le retour de la "méchante soeur"....

Véronique Ovaldé est passée maître dans l'art de nous parler des femmes, de leurs forces de leurs faiblesses. On retrouve dans ses romans le besoin de liberté et d'émancipation. Elle a le pouvoir de nous transporter dans un monde différent de la réalité et pourtant si proche. Elle a ce talent rare : être une vraie conteuse.

  Avec ce roman, Véronique Ovaldé a franchi un cap. Il faut lire La Grâce des brigands. Vous passerez un moment loin de toute morosité ambiante, un moment de plaisir ou plus rien ne comptera que la vie Maria Cristina...

 Par ailleurs, j'ai envie de dire mon agacement quant à la façon dont on traite les écrivaines. On a parfois l'impression qu'elles écrivent pour une sous famille de lecteurs à savoir les lectrices. Certains critiques se montrent dédaigneux mais il faudrait, je crois, arrêter de penser que le succès est ennemi du talent.

Signé Isabelle

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* ICI

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