LA Times, dernières news : sur L'Epouvantail et Le Verdict de plomb de Michael Connelly - une lecture critique de Stéphane
Malgré les années, il tient la route et chaque roman est encore une bonne nouvelle. Michael Connelly revient. Sans Harry Bosch mais avec Jack McEvoy et Rachel Walling (croisés dans Le Poète et d'autres.)
Et c'est peut-être pas très original de le dire mais L'Epouvantail est un excellent Connelly!
Il y a quelques jours, je me demandais pourquoi j'aimais Michael Connelly... L'intrigue, ouais, bien sûr (c'est 1/3 du plaisir dans un polar) mais l'écriture est, chez le père de Hieronymus Bosch, une autre source de plaisir (le sens de la formule et, surtout, du rythme), et, tout aussi important, les personnages. Connelly aime les têtes brulées, il aime les romantiques qui n'y croient plus mais qui, malgré tout, ne renoncent pas à la passion. Et, cerise sur le gateau, on a, en vrac : le jazz, les coyotes, Los Angeles et sa mythologie (Hollywood, Beverly Hills, le LAPD, Rodney King, etc), le Vietnam, le monde du journalisme, le temps qui passe, les rouages de la justice et des enquêtes, etc.
Je sais, ça fait beaucoup de cerises sur le gateau.
On fera un clafoutis.
Dans L'Epouvantail, on retrouve un petit peu de tout ça. Avec Jack McEvoy, on entre dans l'univers du LA Times - ou plutôt on en sort puisque le roman s'ouvre avec le licenciement du journaliste star (lisez Le Poète !!!) Parce qu'il a des corones, il décide de faire une sortie remarquée et de faire regretter son départ. Faire innocenter un jeune dealer black des mauvais quartiers lui assurera un beau doigt dressé au patron... Sauf que le vrai coupable est moins emballé. Je n'en dirai pas plus. En plus d'une aventure aux rebondissements mutilples, on a le droit à de très beaux passages sur le journalisme (Connelly, je vous le rappelle, a commencé comme ça) : son évolution et sa lente disparition derrière l'e-journalisme avec un @...
Toujours Connelly : à signaler également la sortie en poche, ce mois-ci, du précédent roman : Le Verdict de plomb, traduction de Robert Pépin (comme L'Epouvantail)
"Tout le monde ment.
Alors, question : avec ou sans Harry Bosch? Les deux, mes amis... c'est le festival : Harry Bosch, Jack McEvoy (petit rôle), même si le personnage principal est Michael Haller (voir La Défense Lincoln - j'ai pas lu celui-là...) "Called me Mickey", revient après un break où il s'est purifié. On est, cette fois, plus dans le judiciaire mais n'ayez crainte, le roman possède toutes les qualités citées ci-dessus - avec cette fois-ci une plongée dans l'univers des tribunaux américains. Bref, c'est passionnant! C'est quand le prochain?
Signé Stéphane
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